A Rossinière

© Une indiscrétion

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Je me rappelle avoir passé des heures, petite, à imaginer l’écurie de mes rêves. Dans nos jeux d’enfants, nous gérions un bataillon de chevaux, tenant d’une main de fer un manège qui tournait à merveille.

Nous avions une boîte remplie d’abonnements avec de faux noms pour peupler nos cours. Des chevaux avec des caractères adaptés pour tout cavalier. Sur plan à l’échelle, nous avions dessiné notre propriété, avec tout le luxe que nous voulions pour nos chevaux et du matériel à foison. L’hiver, sur les pistes de ski, nous faisions la course, et chacune décidait à l’avance quelle monture elle utiliserait pour vaincre sa sœur. Des rêves d’enfants.

A Rossinière

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Mais l’autre jour au détour d’un village, Rossinière, je suis tombée sur une petite écurie. Modeste en taille et en occupants, seuls deux chevaux somnolaient dans la chaleur de l’après-midi, elle m’a pourtant ramenée à ces souvenirs. Colorée, un peu folklorique, la bâtisse était attenante à un petit paddock, dans lequel jouaient deux fillettes. J’entendais les instructions de la plus grande, ordonnant à la plus jeune de faire du trot, l’une s’imaginant monitrice, l’autre grande cavalière. Je les suivais des yeux, foulant le sable dans leurs baskets et mimant l’allure d’un cheval et je souris intérieurement.

© Une indiscrétion

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2 thoughts on “A Rossinière

  1. Merveille précieuse que tes souvenirs, les tiens, ceux que tu as partagés avec ta soeur, ceux que tu as retrouvés en te baladant avec moi. D’avoir été près de toi à Rossinière me permet de mettre des odeurs, des couleurs sur l’ambiance particulière de cet après-midi du mois d’août et je retrouve ces odeurs, ces couleurs, cette ambiance mêlées à celles que tes mots font surgir de ton enfance.

  2. Lorsque tu racontes Agay…je te vois si belle et toute dorée sur le bunker, nageant dans la mer près des rochers où je m’installe pour lire et faire des photos ou assise au bord des rochers jumelant les merles bleus avec mam Véro. Je revois aussi nos balades au port du Poussaï, nos soupers-crêpes et comme toi, depuis 12 ans j’observe la végétation avec un grand amour pour l’arbre magique, la cabane à Colin, la fenêtre dans les rochers et …le chant des cigales. Tous ces moments de bonheur passés ensemble forment une collection de souvenirs si précieux à mon cœur.
    Lorsque tu racontes les chevaux et les jeux de ton enfance, une image saute à mes yeux : celle où tu es blottie dans l’encolure blanche de ton poney préféré.!!!
    Une mémé privilégiée : Badette

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