A Porto

Cais da Ribeira depuis le pont Luis I

© Une indiscrétion

Au mois de septembre, nous avons échangé une pluvieuse semaine suisse contre un peu d’été indien à Porto. Bien nous en a pris, des températures idéales pour porter quelques jours encore des robes légères et des sandalettes, de la nourriture tout droit sortie de la mer, des boissons gorgées de soleil!

Nous sommes restés cinq jours à Porto, et cela représente éventuellement le seul bémol du séjour. Porto se visite rapidement (tout en mettant à contribution les mollets avec ses rues pentues), et la crise économique ne l’a pas épargnée. De nombreuses échoppes sont fermées, leurs vitrines obturées par des journaux, leurs portes barricadées par des briques; les immeubles d’habitation du centre-ville sont abandonnés aux pigeons et aux squatters, leurs façades d’azulejos ternies par la saleté.

Mais celui qui sait regarder trouvera toujours du cachet et un charme désuet à Porto. Voici quelques bonnes adresses dénichées ici et là:

– Pour un dîner de qualité à 17 euros (entrée/plat/boisson), faites une pause au restaurant Astoria (Praça da liberdade 25), placé idéalement au centre-ville à une minute de la gare Sao Bento et de ses murs de mosaïque. Ce jour-là, au menu: saumon fumé au feu de bois au goût incomparable accompagné d’un parfait au citron, un mariage heureux! Pour un souper un peu plus luxueux, compter 35 euros sans boisson, mais portions plus que généreuses et produits de qualité (foie gras et agneau délicieux).

– Pour un verre entre hipsters et bobos, se poser au Café au lait, rua Galeria de Paris 46, un bistrot dont la décoration consiste en des collections de poupées, de vieilles radios, d’objets de toute sorte disposés dans des vitrines gigantesques. Une voiture d’époque est fixée contre un mur, une cuvette de wc contre un autre, sorte d’hommage portugais à Duchamp. Concerts de rue ou petit marché d’artisans selon les jours de la semaine.

– Autre emplacement pour un apéro de fin de journée: O Mercado, Praça do Infante D. Henrique. Ce bistrot est la continuité d’une hall de marché surplombant le Palacio da bolsa. Carte avec Tapas, belle vue du soleil couchant sur la cathédrale de Porto au sommet du centre historique.

– Pour un contraste des genres, visiter le Mercado Bom Sucesso, hall neuve et lumineuse accueillant des stands de nourriture pour une population clairement aisée. Jolies boîtes de sardines à emporter pour un pique-nique sur la plage (arrêt de métro Casa da Música, permettant également de passer devant la très moderne salle de spectacle éponyme, bloc métallisé un peu incongru). Plus tard pendant le séjour, flâner dans le Mercado Bolhao, vieil édifice où sont installés les étals de légumes et de poissons typiquement méditerranéens. Recommandé par les guides pour son histoire, il faut s’attendre à un marché un peu triste et tombant presque en décrépitude (comme quoi, à Lausanne comme à Porto j’arrive à me prendre de tendresse pour des vieux marchands).

– Pour un souper semi-gastronomique, ou une cuisine portugaise progressive pour citer les propriétaires, aller à O Comercial, rua Ferreira Borges. Restaurant niché au fond du Palacio da bolsa (le Palais de la bourse), il faut le trouver. Service jeune (et en français), menu à 20 euros (entrée/plat/dessert) et belle carte des vins dans un cadre splendide. Pour les plus aventureux, se faufiler dans le salon arabe aux inspirations mauresques en allant aux toilettes (ou y aller en journée avec visite guidée obligatoire).

– Pour ramener des souvenirs sélectionnés avec goût, passer à la boutique A Vida Portuguesa, rua Galeria de Paris 20. Magnifique magasin boisé installé dans les locaux d’une ancienne banque dont subsistent encore les guichets. Situé juste à côté de la Livraria Lello dont les escaliers rouges alambiqués sont à emprunter une fois pour découvrir les magnifiques boiseries de cette librairie.

– Pour un après-midi sur la rive sud du Douro (Vila Nova de Gaia), essayer une dégustation de Porto. Avec une réduction combinée au ticket du téléphérique, se rendre à Quevedo Port Wine. Sans aucun doute touristique, mais une serveuse accueillante parlant parfaitement français et louant notre portugais hésitant. Pour une expérience sans grande valeur gastronomique, manger au Toca do Coelho (le terrier du lapin), installés sur des tables en plastique au fond d’une rue, seule compte la nourriture pour contrer les effets de plusieurs verres de porto. Prix imbattable sur le vin blanc: bouteille de 75 cl à 8 euros à se partager à deux au soleil de midi, hips.

– Pour un peu de culturel, se rendre au musée Serralves. Visite des expositions pour les fans d’art contemporain, pour les autres, une promenade dans l’énorme parc de la propriété vaut la peine.

Photos de moyenne qualité prises avec mon IPhone, oublié de charger la batterie de mon appareil photo avant le départ…

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One thought on “A Porto

  1. Il n’y a rien à dire…lorsque l’oeil caresse et compose un tableau avec bonheur, un simple iphone ou un appareil sophistiqué n’est qu’un outil. Il me semble que je sens la sardine!

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