Sur un tour de potier

© Une indiscrétion

  1. Marimekko / 2. Willowvane / 3. Sydney Albertini

4. Suite One Studio / 5. Society6 / 6. Recreation Center

7. Knotwork LA / 8. Willowvane / 9. Nordstrom

En 2016, en rentrant de vacances en France, je ramenais dans mes bagages deux magnifiques bols d’un céramiste auvergnat. L’un des deux bols, plus hardi que l’autre, sauta littéralement de la cuisinière à sa première utilisation, s’écorchant vilainement. Je vous passe les détails du drame conjugal qui s’en suivit, mais dans ma grande tristesse je réussis tant bien que mal à le réparer et à dissimuler l’ébréchure. Au vu de la composition de la colle utilisée, je ne me suis plus jamais sentie de manger dans ce bol. Paix à son âme, il sert de vide-poche.

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Qu’à cela ne tienne, je me suis mise à la poterie dans un atelier de Lausanne, apprenant à apprivoiser la terre, mettant ma patience à rude épreuve. Depuis l’apprentissage de la lecture, je ne me rappelais plus avoir dû apprendre quelque chose d’aussi difficile. Remplie d’une intense frustration après chaque cours, j’en suis venu petit à petit à comprendre comment centrer la terre sur un tour de potier, la creuser, lui donner forme.

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Dans mes rêves les plus fous, je me voyais rentrer à la maison avec un bol de substitution pour remplacer l’accidenté. Du tout petit bol pour ranger des bagues, en passant par des tasses à ristretto, jusqu’à arriver à un bol à céréales, je suis passé par toutes les dimensions, sans jamais atteindre la taille désirée. La terre, perdant presque trente pour cent de sa masse entre les étapes de séchage et les deux cuissons, me surprenait à chaque fois que j’allais récupérer mes objets cuits à l’arrière de l’atelier.

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En m’inspirant sur Pinterest (les références en haut de l’article), j’ai gentiment réalisé une petite collection d’objets (les photos dans l’article) qui remplissent mes placards de la cuisine, ou s’épanouissent sur les murs et les étagères de l’appartement.

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Et puis je me suis lassée, ne maitrisant pas encore tout à fait un geste crucial, et avec l’appel du printemps, j’ai préféré aller travailler la terre du jardin que celle du potier. Et comme je retourne en Auvergne cet été, je pourrai compléter ma collection avec les créations artisanales d’un vrai céramiste.

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